Français Anglais Musée du compagnonnage à Tours
Musée du Compagnonnage
Musée du Compagnonnage
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Histoire

Les limites de ce site ne permettent pas de relater en détail la longue histoire des compagnonnages de métiers. Ne seront évoqués ici que les dates, les périodes et les personnages les plus marquants.

Moulage des mains du Compagnon Plâtrier du Devoir Amédée Puisais dit La Gaieté de Rochecorbon (1893-1972)

En-tête du journal Le Compagnon
du Tour de France (1929-1940)

Premières traces

Premières traces

Les premières traces du Compagnonnage remonteraient au Moyen Age. Ce n’est qu’à partir de documents que l’on peut attester l’existence de groupements de jeunes ouvriers qui voyagent, s’entraident, pratiquent des rites en diverses circonstances et possèdent des attributs et un vocabulaire identitaires. La plupart des plus anciennes mentions de compagnons proviennent des archives judiciaires.

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Origines

Origines

Il existe plusieurs hypothèses sur l’origine des compagnonnages. Il en existe plusieurs, qui ne sont pas toutes applicables à l’ensemble des corps de métiers. En ce qui concerne les tailleurs de pierre, il est possible que leur organisation en compagnonnage soit intervenue assez tôt : la construction des grands édifices nécessitait une main d’œuvre qualifiée que les architectes allaient chercher bien au-delà des chantiers. Le déplacement des ouvriers à travers le Royaume et parfois à l’étranger aurait ainsi développé l’assistance mutuelle, entraîné la mise en place de relais lors de leurs déplacements et aurait imposé des rites de reconnaissance et de réception.

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XVIe siècle

XVIe siècle

Au XVIe siècle émergent avec certitude les premières associations de compagnons. A partir de 1514 et jusque dans les années 1580, les compagnons imprimeurs lyonnais et genevois sont organisés en associations de défense, voyagent, font grève, pratiquent une cérémonie de réception et usent d’attouchements et de signes de reconnaissance. Ce sont les plus anciens rites connus.

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XVIIe siècle

XVIIe siècle

Au XVIIe siècle apparaissent des divisions entre sociétés et des difficultés avec l’Eglise. Les documents relatifs aux compagnons se multiplient et concernent de nombreux métiers. L’implantation d’associations de compagnons est constatée dans de nombreuses villes de France. Les tailleurs de pierre et d’autres ouvriers laissent des graffiti composés d’outils et de surnoms sur le Pont du Gard, l’escalier à vis de Saint-Gilles-du-Gard, le temple de Diane à Nîmes, etc.

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XVIIIe siècle

XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle, le Compagnonnage s’étend à d’autres métiers et il est en conflit avec les maîtres des corporations. L’implantation géographique des compagnonnages se précise dans les villes situées sur la Loire, dans le Maine, à Nantes, sur la côte atlantique, la Garonne, le Languedoc, la Provence, la vallée du Rhône, en Bourgogne, en Champagne et à Paris. Aux compagnonnages des métiers cités ci-dessus s’ajoutent, grâce aux constats des archives judiciaires, ceux des tanneurs-corroyeurs, des blanchers-chamoiseurs, des chaudronniers, des vitriers, des bourreliers, des couvreurs, des tondeurs de drap, des teinturiers, des cordiers, des taillandiers-forgerons, des couvreurs, des toiliers et des plâtriers.

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XIXe siècle

XIXe siècle

Au XIXe siècle, le Compagnonnage est confronté à l’essor de l’industrie, à la baisse de ses effectifs et imagine un mouvement plus uni. Sous l’Empire, les compagnonnages sont toujours interdits mais, à défaut de pouvoir en empêcher l’existence, les autorités se contentent de les surveiller étroitement et d’empêcher leurs « coalitions » (grèves et mises en interdit). Les rixes entre sociétés rivales reprennent de plus belle.

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XXe siècle

XXe siècle

Le XXe siècle correspond à une profonde réorganisation du Compagnonnage. Jusqu’en 1914, les compagnons tentent d’enrayer la chute de leurs effectifs en créant des « sociétés protectrices d’apprentis », chargées de négocier des contrats auprès d’entreprises où ils recevront une bonne formation. Ils mettent également en place dans plusieurs villes des cours professionnels. Des rapprochements s’opèrent entre les compagnons du Devoir, l’Union Compagnonnique et les charpentiers du Devoir de Liberté.

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Histoire du musée

Histoire du musée

Le musée du Compagnonnage a ouvert ses portes en 1968, le jour de Pâques. On le doit à la persévérance de Roger Lecotté (1899-1991), conservateur à la Bibliothèque Nationale, spécialiste du folklore et du Compagnonnage. A partir de 1951, il s’est efforcé de convaincre les mouvements compagnonniques de la nécessité de préserver leur patrimoine et de l’exposer au grand public.

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Escalier à dessous coulissant
(1825)

Musée du Compagnonnage

8 rue Nationale
37000 Tours
Tél : 02 47 21 62 20

Escalier à dessous coulissant (1825) Plan d'accès
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