MARTIN Frédéric
A Marseille en 1893. A Nantes en 1900.
MARTIN Marie Louise
Née Marie Louise GRAS à Avignon (84) le 15/10/1849 (soeur jumelle de Thérèse Madeleine), fille de Jean Jacques GRAS, 37 ans, domestique, et d'Esprite VENTAILLAC, 39 ans, domiciliés 11, rue Fromageon.
Témoins : Jean-Baptiste HONORAT, 70 ans, rentier, et André GERMAIN, 40 ans, homme de peine.
Mariée à Avignon le 12/10/1872, 23 ans, couturière, fille (jumelle) de Jean Jacques GRAS, cocher, 7, rue Saboly, et de feue Esprite VENTAILLAC, avec Auguste Victor MARTIN, 26 ans, charron (C. charron DD, Orange la Couronne), né à Orange le 26/05/1846, domicilié à Avignon 12, rue du Saule (siège des CC. charrons DD), fils de feu François Bruno MARTIN, cultivateur, décédé à Orange le 22/07/1866, et de Jeanne MALLEVAL, domiciliée à Orange.
Témoins : André MALLEVAL, 42 ans, briquetier, oncle de l'époux ; Laurent GOMBARD, 60 ans, rentier ; François RIPERT, 36 ans, chapelier, beau-frère de l'épouse ; Alexandre FANOT, 37 ans, chapelier.
(Nota : l'épouse signe l'acte mais son mari ne sait signer).
Selon le récit du C. charron René LIENNART (voir ce nom), qui s'y arrêta, elle était déjà Mère en 1894 et était l'épouse du compagnon MARTIN, Orange la Couronne.
Mais elle était déjà Mère en 1892 (et probablement en 1891) car le compte rendu de l'assemblée de l'Union Compagnonnique d'Avignon du 17/01/1892, où le C. MARTIN, Orange la Couronne, fut élu président, comporte la mention : "Adresser la correspondance au C. Martin, Père des CC. charrons, rue Saboly, 7, à Avignon." (cf. journal L'Union Compagnonnique n° 58 du 7/02/1892, p. 459).
Début 1897, Mme MARTIN devint la nouvelle Mère de l'Union Compagnonnique d'Avignon.
Marie Louise GRAS décéda à Avignon le 18/08/1909, 7, rue Saboly, âgée de 59 ans, couturière, épouse d'Auguste Victor MARTIN.
Déclaration de décès par Antonin RIPERT, 43 ans, tapissier, et Joseph BRÉMOND, 38 ans, fourrier de ville.
(Source : AM Avignon numérisées : Etat civil).
MARTIN Joseph Marie
Né au Loroux-Bottereau (44) le 20/10/1873, fils de Jean René MARTIN, 39 ans, carrier et Marie Philomène FRUCHAUD, 36 ans.
Il fut reçu compagnon charron du Devoir à Bordeaux pour la St-Jean 1892 sous le nom de Nantais la Clef des Coeurs.
Immatriculé à Ancenis sous le n° 183 de la classe 1893, il résidait à Lyon lors de son passage au conseil de révision.
Dirigé le 16 novembre 1894 sur le 102e régiment d'infanterie. Passé le 24 août 1895 à la 24e section de commis et ouvriers d'administration. Caporal le 24 mai 1897. Envoyé en congé le 18 septembre 1897 avec certificat de bonne conduite.
Le 10/02/1898 il résidait à Rezé (44).
A la date de son mariage son père était décédé à Nantes et sa mère au Loroux-Bottereau.
Marié à Nantes-1er canton le 18/10/1901, profession : charron à Rezé, avec Marie Louise SAUVION, s.p., fille de feu Julien SAUVION, jardinier, décédé au Loroux-Bottereau, et d'Augustine BRELET, 52 ans, jardinière, née le 1/07/1874 au Loroux-Bottereau, domiciliée à Nantes, 9, boulevard Michelet.
Témoins : Auguste JONIN, 52 ans, charron, à Rezé ; Henri Auguste MÉRAND, 29 ans, charron à Rezé ; Julien François FERDY, 55 ans, tanneur, boulevard Michelet, cousin germain de l'épouse ; Joséphine BONNEAU femme RÉVEILLAUT, 38 ans, lingère, rue Le Nôtre.
Le 15/07/1906 il résidait à Nantes, 40, quai Malakoff ; le 14/04/1907, 22, rue Baron ; le 28/06/1908, 10, quai de l'Ile-Gloriette ; le 9/07/1909, au 46, avenue de la Fosse ; le 17/08/1913, 1, rue Du Guesclin ; le 31/07/1914, 23, rue de Bel-Air.
Mobilisé le 2 août 1914 il fut détaché le 14 août 1915 aux ateliers Rivet de Nantes, passa le 5 janvier 1917 aux chantiers Dubigeon à Nantes, passa au 65e régiment d'infanterie le 1er juillet 1917 comme détaché. Mis en congé de démobilisation le 10 janvier 1919, il se retira à Nantes, 23, rue de Bel-Air.
Libéré définitivement du service militaire le 1er août 1921.
Son épouse Marie Louise SAUVION décéda à Nantes-1er canton le 2/01/1921, âgée de 46 ans.
Déclaration de décès par Joseph Marie MARTIN, 47 ans, charron, 23, rue de Bel-Air, et Fernand ROCHETEAU, 33 ans, gardien municipal, 5, rue d'Orléans.
Il se remaria à Nantes-2e canton le 19/05/1922, profession : charron, 23, rue de Bel-Air, avec Jeanne Berthe Marie RIHET, lingère, veuve depuis le 2/11/1918 de Pierre Eugène PROLHAC, 33 ans, née à Rennes (35) le 17/05/1888, domiciliée à Nantes, 15, rue de Coulmiers, fille de Julien Marie RIHET et de Jeanne Marie FRITEAUX, décédés.
Témoins : Joseph Marie SAUVÊTRE, tonnelier, 4, rue Scribe, et Alexandrine VALLÉE épouse DIEULESAINT, cigarière, 15, rue de Coulmiers.
Joseph Marie MARTIN décéda au Loroux-Bottereau le 1er /02/1947 âgé de 73 ans.
(Source : AD Loire-Atlantique numérisées : Etat civil et Registres matricules).
MARTIN Antoine
Né à Nice (06) en 1837, fils de Jean MARTIN, jardinier, et de Marie ROLLAND.
Il fut reçu compagnon boulanger du Devoir à Toulon à la St-Honoré 1863 sous le nom de Nice (ou Niçois) le Génie du Devoir.
Antoine MARTIN décéda à Toulon (83) le 10/09/1879, à l'hôpital civil, âgé de 42 ans, boulanger domicilié à Toulon, célibataire, né à Nice (06), fils de feu Jean MARTIN, jardinier en son vivant, et de feue Marie ROLLAND.
Déclarants : Jean NOBLE, 69 ans, et Jean MARCELLIER, 66 ans, garçons de bureau à Toulon.
Les honneurs funèbres compagnonniques lui furent rendus.
(Source : AD Var numérisées : Etat civil).
MARTIN Martin
Né à Sermérieu (38) le 29/10/1843, fils d'Antoine MARTIN, 41 ans, charpentier au hameau d'Olouise, et de Marie MERMET, 32 ans.
Témoins : Joseph JUPPET, 40 ans, charpentier, et Joseph CRISTINON, 50 ans, cultivateur.
Son père décéda à Sermérieu le 13/01/1864, âgé de 60 ans, cultivateur.
Parti sur le tour de France, Martin MARTIN fut reçu compagnon passant charpentier du Devoir à Toulouse à la St-Joseph 1867 sous le nom de Dauphiné la Bonne Conduite.
Marié à Sermérieu le 23/02/1875, 32 ans, charpentier, avec Marie Catherine RICHARD, 18 ans, cultivatrice à la Brosse, née à Sermérieu le 6/01/1857, fille de Joseph LOMBARD, 56 ans, et de Louise BERLIET, 48 ans, cultivateurs à la Brosse.
Contrat de mariage reçu par Me David, notaire à Morestel, le 6/02/1875.
Témoins : Jean MARTIN, 37 ans, frère de l'époux ; Jean LOMBARD, 22 ans, frère de l'épouse ; Jean GAILLARD, 37 ans, Félix FALQUE, 33 ans, cultivateurs.
(Source : AD Isère numérisées : Etat civil).
MARTIN Paul
Membre de la section du Ralliement des Compagnons du Devoir de Nantes.
Fut Premier en Ville (1900) et secrétaire du bureau central des CC. maréchaux-ferrants de Paris.
Dans ses Mémoires (Le Tour de France d'un Compagnon du Devoir, éd. 1975, p. 83-84), le C. maréchal-ferrant Abel BOYER rapporte l'avoir rencontré lorsqu'il travaillait à Bagnères-de-Luchon en 1901 :
"J'ai poussé jusqu'à Bossost en compagnie du Pays MARTIN dit Ardennais-la-Belle-Prestance que j'avais, aspirant, connu à Bordeaux. Il était marchand de clous et d'articles de maréchalerie et je fus fort surpris lorsqu'il vint faire ses offres à M. Sabatié, mon patron.
Cet Ardennais était un type peu ordinaire : intelligent, dévoué, âme d'artiste et par conséquent bohême de nature. La perspective de faire un tour en Espagne le tenta et mon patron consentit à ce que je l'accompagne. Je ne dirai rien de la nouvelle ascension au Portillon, mais la descente à Bossost fut pleine d'incidents. Le sentier était parfois si abrupt qu'il fallait freiner avec le fond de nos culottes, et Ardennais, dont la sacoche ne le quittait pas, à l'instar du Petit Poucet, marquait son passage par les nombreux clous qu'il semait et les cartes qui s'envolaient et que nous pûmes récupérer en partie au retour. (...) Au bureau de tabac, nous fîmes emplette de boîtes d'allumettes, bougies illustrées de vraies photos miniatures et nous dégustâmes du très bon rhum tiré de fantastiques récipients entourés de paille ou raphia artistement tressés."
A Cugand (85), le 25/10/1905, Paul MARTIN, 35 ans, maréchal-ferrant à Nantes, fut l'un des témoins au mariage du C. maréchal-ferrant DD Jean FERRANDINI, Périgord la Franchise.
MARTIN Lucien
Reçu à 32 ans.
MARTIN Jacques Charles
Né à Saint-Maixent (79), le 16 janvier 1850, fils de Charles MARTIN, 31 ans, menuisier (C. menuisier DD, Charles le Poitevin), et de Joséphine PIED, 24 ans.
Témoins : Pierre BORDAGE, 38 ans, menuisier, et Jean Clément MARTIN, 37 ans, cordonnier, oncle de l’enfant.
Prénom usuel : Charles.
Il fut reçu compagnon menuisier DD à Bordeaux pour la Toussaint 1869 sous le nom de Charles le Poitevin.
Sa mère décéda à Saint-Maixent le 16 janvier 1850 et son père vint habiter à Saint-Nazaire (44), à Paris puis à Nantes (44) où il se remaria avec Désirée Virginie DESTIGNY, veuve AUBRY le 14 octobre 1867.
Celle-ci vivait au 6, rue de l’Abreuvoir, avec sa fille Irma Virginie.
Marié à Nantes-1er canton le 5 octobre 1875, profession : coiffeur, avec Irma Virginie AUBRY, modiste, née à Bayeux (14) le 28 avril 1856, fille de Théodore AUBRY, plâtrier (décédé à Nantes) et de Désirée Virginie DESTIGNY, aubergiste, 44 ans.
Après le décès de Charles MARTIN père le 20 octobre 1886, le couple reprit le restaurant du Poitou où leurs parents étaient Père et Mère des CC. menuisiers et charrons DD. Leur établissement fut le siège de plusieurs corps de métier du Devoir.
Charles MARTIN et son épouse cessèrent leur activité entre 1904 et 1909.
Le 15 mars 1909, au mariage à Nantes de leur fils Charles François Léopold, né le 10-04-1881, pharmacien, ils demeuraient à Orvault (44).
Irma MARTIN y décéda avant 1914 car son mari se remaria à Perros-Guirec (22) le 14 avril 1914.
(Source : AD Loire-Atlantique numérisées : Etat civil).
MARTIN Claude
Il entreprit son tour de France vers 1966 à partir d'Anglet (64) puis fonda son entreprise de plâtrerie à Marseille.
Décédé dans sa 54e année. Inhumé dans son village natal, Saint-Vincent d'Olargues (Hérault), le 3 juillet 2002.
MARTIN Jean
Jean MARTIN participa à de grands chantiers de restauration d'édifices religieux en Iran, Egypte, Grèce, Syrie et en Haïti.
Ses Mémoires, écrites avec le concours d'Alexandre GRIGORIANTZ, ont été publiées aux Editions Dervy à Paris, en 2002, sous le titre : Jean Martin, Mémoires d'un compagnon tailleur de pierre.
Jean MARTIN
Jean MARTIN lors d’un chantier en Iran
Jean MARTIN au Moyen Orient
Pierre gravée en 1977 par Jean MARTIN lors de la restauration de l’église arménienne Qareh Kelisa ou « Eglise noire », dédiée à saint Thaddée, à Maku, en Iran.